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Digital et humain : la recette des ateliers numériques
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Le kiosque

Digital et humain : la recette des ateliers numériques

Rosario

Au cours de cafés numériques, il nous arrive régulièrement d'évoquer les ateliers numériques d'Orange. Dans cet article, nous avons voulu prendre le temps de les présenter, à travers un entretien avec une collègue : Marinella Gallaccio, qui coordonne ces ateliers. Derrière un intitulé simple se cache une réponse concrète à un besoin répandu : savoir se servir des outils numériques sans les subir, et le faire en confiance.

Les ateliers numériques sont gratuits et ouverts à tous, clients ou non. On peut s'y inscrire en présentiel comme en ligne. 

À qui s'adressent-ils ?

À toute personne qui se sent, de près ou de loin, éloignée du numérique. Le mot mérite d'être précisé, car il ne désigne ni un âge ni une absence d'équipement. Être « éloigné », ici, c'est se sentir débutant, ne pas être pleinement à l'aise, hésiter avant de cliquer. Cela peut concerner une personne sénior comme un actif pressé qui n'a jamais pris le temps de comprendre ce qu'il utilise tous les jours.

Les besoins, eux, sont très concrets. Une personne senior s'inscrit à un atelier WhatsApp pour garder le lien avec ses petits-enfants. Une autre vient à un atelier sur les données personnelles, non par curiosité, mais pour ne pas se faire arnaquer. D'autres encore cherchent à découvrir les IA génératives, quand le besoin d'être accompagné se fait sentir avant de s'y lancer seul.

Une partie des ateliers touche aussi à la parentalité : mieux comprendre ses ados, et surtout, aborder sereinement le moment du premier mobile, accompagner ses enfants sur internet sans céder à l'inquiétude. Là, l'éloignement change de nature : ce ne sont pas des parents dépassés par la technologie, mais parfois par l'univers numérique de leurs enfants.

Des ateliers qui évoluent avec la société

Le catalogue n'est pas figé : il se transforme au fil des demandes et des préoccupations du moment. En 2025, une refonte importante a été menée. Le volet cybersécurité a été entièrement remanié. Certains modules ont été élagués, sur Instagram par exemple, pendant que d'autres montaient en puissance.

Sur les IA génératives, d'abord, où l'attente est forte. Sur la lutte contre les fakes news, ensuite, née d'un constat de terrain : une partie du public, des personnes seniors notamment, se trouve particulièrement vulnérables face à la désinformation et a besoin de clés pour la décrypter. Ce travail s'appuie sur un partenariat avec cybermalveillance.gouv.fr et sur une démarche de labellisation, qui inscrit ces contenus dans une exigence de service public plutôt que dans une logique promotionnelle.

Lu ainsi, le catalogue en dit long sur l'époque : ce qu'on y ajoute et ce qu'on en retire dessine la carte de nos inquiétudes numériques du moment.

Une raison d'être, plus qu'un service

Pour Orange, ces ateliers relèvent de sa raison d'être et d'une véritable relation de proximité. L'idée n'est pas de vendre, mais d'aider. Ceux qui ont animé un atelier en parlent comme d'un espace de partage, où l'on rend service concrètement.

C'est là que se joue une conviction simple : le numérique ne se transmet pas seulement par la technique, mais par la présence.

« Digital et humain », rappelle Marinella Gallaccio, faisant échos là au fait qu'Orange se présente comme un employeur digital et humain. 

Comment ça se passe concrètement ?

Tout commence par la conception de supports pédagogiques, pensés pour être aussi clairs et accessibles que possible, et remis aux participants dès le lendemain de l'atelier, pour prolonger l'apprentissage chez soi.

L'animation, elle, repose sur les « Ambassadeurs digitaux ». Ce sont des salariés d'Orange qui peuvent consacrer jusqu'à deux jours par an à animer des ateliers, avec l'accord de leur manager, dans le cadre de l'accord intergénérationnel de l'entreprise. Point important : cela n'a rien à voir avec le métier exercé. Par exemple, on n'a pas besoin d'être ingénieur réseau pour montrer comment repérer un mail frauduleux ou envoyer une photo à ses petits-enfants. Des intervenants externes viennent aussi compléter le dispositif.

En présentiel comme en ligne

Les ateliers se tiennent sous deux formats. En présentiel, les groupes réunissent une dizaine à une quinzaine de personnes. En ligne, on dépasse la vingtaine, avec une gestion des listes d'attente tant la demande est là. La visio a ses avantages : la portée, l'accessibilité mais aussi ses limites : pour un public parfois peu à l'aise, elle n'est pas toujours simple à suivre, et rien ne remplace tout à fait le fait d'être dans la même pièce.

Animer à deux, une compétence qui se partage

Un « ambassadeur digital » ou une « ambassadrice digitale » n'est jamais seul(e) : les ateliers sont toujours animés en binôme. Ce choix est plus confortable pour transmettre, mais il est aussi formateur pour les animateurs eux-mêmes. Animer un atelier fait travailler des compétences relationnelles désormais reconnues comme de vraies soft skills : écouter, reformuler, rassurer, s'adapter à des niveaux très différents.

Le retour des ambassadeurs est éloquent : rendre service est gratifiant. On repart d'un atelier avec le sentiment d'avoir été utile et d'avoir appris quelque chose au passage.

Pour conclure

Ce que ces ateliers rappellent, au fond, c'est que la maîtrise du numérique n'est jamais un acquis définitif. Les outils changent, les usages se déplacent, de nouvelles vigilances apparaissent. Hier les réseaux sociaux, aujourd'hui les IA génératives et la désinformation. Accompagner ces évolutions n'est pas un service ponctuel, mais un travail continu, à mesure que la société se transforme.

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