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Vraiment écolo le e-commerce ?
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Dream Café

Vraiment écolo le e-commerce ?

Rosario

Le succès fulgurant du e-commerce bouleverse nos modes de consommation

Le succès fulgurant du e-commerce bouleverse nos modes de consommation. Mais pour véritablement adopter la « green attitude », vaut-il mieux faire ses achats sur le net ou se rendre en voiture au centre commercial du coin ? Pas si simple.

La cohue, les galeries marchandes, les files d’attentes aux caisses : c'est terminé. Désormais on peut remplir son frigo, habiller ses enfants pour l’hiver, et commander tous ses cadeaux de Noël sur internet, sans bouger de son canapé. Avec en prime, des magasins ouverts 24h/24, l’embarras du choix et le prix le plus bas à portée de clic. Et une voiture qui reste au garage !



Un shopping propre ?

Les adeptes du e-commerce sont catégoriques : acheter en ligne diminuerait la facture énergétique, selon la règle des 3D : « demobilization, dematerialization and decarbonization ». En d’autres termes, des locaux de stockage mieux rentabilisés, une réduction de la chaîne de distribution et des livraisons groupées ! Et plus besoin de catalogues papiers.

Je clique, je pollue

Sauf que l’équation n’est pas si simple. L'e-consommateur laisse son empreinte carbone partout où il passe. Le temps dédié à surfer sur le web pour finaliser la commande, le paiement en ligne, les courriels échangés avec le service après-vente entraînent une consommation de CO2 équivalente à 1 km en voiture. Sans compter les data centers particulièrement gourmands en énergie !

Le dernier kilomètre

Si cette pollution informatique reste anecdotique, celle engendrée par le transport l’est beaucoup moins. Selon la Fevad (1), la livraison par transporteur diviserait la facture énergétique par 3,55. Mais ce calcul ne tient pas compte du « dernier kilomètre », cauchemar logistique des cybercommerçants ! Clients éparpillés, embouteillages, difficultés d’accès au domicile augmentent l’émission de polluants. Sans compter les 10 à 20 % des colis qui ne sont pas livrés au premier passage, et les « retours produit » très fréquents dans la vente en ligne.

Une question d’habitudes

Au final, les études réalisées sur le sujet restent parcellaires et ne permettent pas de trancher. Tout dépend du lieu de vie du consommateur, et de ses habitudes. Si ce dernier a coutume de faire du repérage dans les boutiques avant d’acheter en ligne, le bénéfice pour l’environnement est nul. En revanche, les distraits qui retournent 3 fois en voiture au supermarché pour une plaquette de beurre, gagnent à enregistrer leur liste de course en ligne pour limiter les allers-retours !

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